Notre projet : urbanisme, habitat

Urbanisme, habitat : un urbanisme cohérent, la diversité 
et la qualité du logement social et privé
 

Quel urbanisme pour l'éco-cité ?

undefinedUne éco-cité est en effet avant tout une ville qui programme son développement urbain plutôt qu'une ville où les opérations d'urbanisme se font au coup par coup sans souci de cohérence et sans ambition. Une ville dans laquelle on se sent bien est une ville à l'urbanisme harmonieux et équilibré. Il s’agit aussi d’éviter que ce soient les promoteurs qui dessinent la ville.

-Nous veillerons tout particulièrement à ce que les cités d'habitat social soient ouvertes sur le reste de la ville en facilitant les liaisons entre quartiers. Gentilly ne doit pas être une juxtaposition de quartiers qui se tournent le dos : il faut réellement « faire de la ville », ce qui suppose partout de véritables rues dans lesquelles mêmes les non-résidents ont plaisir à aller. Les quartiers populaires ne doivent pas être traités comme des sortes de villes dans la ville.

-Il faudra mieux exploiter les espaces, revoir notamment la localisation des services municipaux par exemple en installant les services techniques sur une partie du terrain de l'ancien collège pour libérer des espaces dans l'actuel îlot Mairie. La place de la Mairie mériterait d'être mieux mise en valeur. Une programmation des équipements publics s'impose.

-Le Plan local d'urbanisme (PLU) devra être modifié sur plusieurs points

-Nous proposerons ainsi de réduire l’emprise au sol maximale des constructions. Cette disposition permettrait de garder au pied des constructions plus d’espaces libres, véritables poumons de respiration urbaine et de développement de la « nature en ville ».

-La qualité environnementale passe aussi par la cohérence des rues, en particulier du point de vue des volumétries. Les dispositions du PLU sont trop générales, elles peuvent empêcher des solutions simples et logiques, aboutir à des densités trop faibles ou excessives selon les cas. Il n'est pas approprié de traiter indifféremment des rues très pavillonnaires (par exemple rue Lafouge avec une proportion de maisons d'au plus un étage sur rez-de-chaussée supérieure à 90% des bâtiments) ou des rues d'habitat mixte (rue Benoît Malon avec une forte proportion de RdC+2 ou plus). Il faut veiller à ce que le bonus environnemental de constructibilité (pour des bâtiments de haute qualité environnementale) soit applicable.

-Il est nécessaire d’allier qualité architecturale et insertion urbaine : comme nombre d’autres réalisations à Gentilly la Médiathèque ne satisfait que la première de ces exigences.

-Il faudra éviter les erreurs comme celles de l'Opération de renouvellement urbain du Chaperon vert (erreurs qui ont amené les élus socialistes à voter contre le Plan local d'urbanisme) : pour maintenir intégralement des barres qu'on sait impossibles à mettre aux normes de confort actuelles (notamment sur le plan de l'isolation thermique et phonique) il a été décidé d'exclure une véritable restructuration du quartier qui aurait pu passer notamment par une nouvelle centralité au croisement de la rue Lénine et d'un nouvel axe Est-Ouest (rejoignant un franchissement de l'A6A réservé aux circulations douces et au transport collectifs), ouvrant réellement le quartier du Chaperon Vert et intégrant les nouvelles constructions du stade Lénine. Sacrifiant la qualité de logement des habitants du Chaperon Vert, le projet retenu ne permet pas une plus grande mixité sociale sur le quartier, il ne saisit pas non plus une opportunité de redynamiser un commerce de proximité dans une situation difficile. 
undefinedLes raisons ne manquent pas pour ré-ouvrir, dans la mesure du possible, ce dossier et se préoccuper réellement de l'avenir du Chaperon Vert, en faisant de véritables propositions aux habitants plutôt que de leur demander de se prononcer en ne leur laissant le choix qu'entre le statu quo et un projet médiocre comme cela a été fait.

-La densification, qui permet d'accueillir des populations qui sont souvent reléguées dans des banlieues lointaines et des zones périurbaines dont le développement n'a rien de durable, ne peut être exclue à Gentilly, mais elle doit être maîtrisée, elle doit en particulier ne pas aboutir à la disparition des zones pavillonnaires et des espaces verts, essentiels à l'équilibre et à la respiration de notre ville. 

-L'augmentation de la densité requiert une attention supplémentaire portée à la qualité urbanistique : une ville très dense peut être agréable (les 13ème ou 14ème arrondissements de Paris ont une densité deux fois supérieure à celle Gentilly), a contrario certains grands ensembles peuvent donner l'impression d'une densité excessive même si l'espace entre les barres (souvent mal utilisé car sans fonction déterminée) fait qu'il n'en est rien.

-L'apport de nouvelles populations doit permettre une meilleure mixité sans exclure aucun des habitants actuels. Il ne doit en aucun cas mettre en danger la qualité de vie à Gentilly, ville déjà dense et qui fait un effort louable d'accueil d'une population économiquement fragile.

-La préservation de la mixité des fonctions urbaines, c'est à dire de l'équilibre entre habitation, activités économiques et équipements publics dans tous les quartiers sera une exigence forte de notre politique d'urbanisme.

-Il faudra veiller à ce que les décisions des villes de la CAVB en matière d'urbanisme soient concertées pour plus de cohérence. Il est très dommageable par exemple que le plan directeur concernant ces villes n’ait pas été réalisé avant l’élaboration des PLU.

-La fonction de directeur des services techniques devra être rétablie afin notamment d'assurer une coordination efficace entre l'action des services urbanisme et environnement.

-Un urbanisme intelligent doit enfin rendre possible des gestes architecturaux emblématiques comme a pu l’être le siège social d’IPSOS.

Gentilly compte près de 60% de logement social, souhaitez-vous réduire le nombre de ces logements ?

- Nous nous engageons à maintenir les logements sociaux à Gentilly en en améliorant la qualité (isolation, esthétique, tailles adaptées : les logements familiaux manquent...).
Ce n'est pas alors que tant de familles ne trouvent pas à se loger dans des conditions satisfaisantes qu'il faudrait s'attaquer au logement social. Le parc social doit proposer des logements adaptés (notamment des appartements familiaux) et diversifiés (du très social au logement intermédiaire).

-Une commission indépendante et pluraliste associant des élus de la majorité municipale et de l'opposition veillera à ce que l'attribution des logements sociaux se fasse dans la plus grande transparence, sur la base de critères objectifs et connus de tous. Un rapport annuel sur l'accès au logement social sera publié chaque année.

-Gentilly doit aussi proposer d'autres types de logements pour accueillir une population diversifiée et permettre à des familles des classes moyennes de s'y maintenir au lieu d'être obligées à un départ pour des banlieues plus lointaines ou à l'acceptation de mauvaises conditions de logement.

-De véritables parcours résidentiels doivent être possibles à Gentilly, permettant l'adaptation du logement aux besoins au cours des différentes étapes de la vie (arrivée d'un enfant, présence d'un jeune adulte poursuivant ses études, logement devenu trop grand après le départ des enfants ou inadapté l'âge venant) et à l'évolution des revenus (projet d'accession à la propriété...).

-Les locataires du logement social ou privé, comme les Gentilléens propriétaires de leur logement, ont besoin d'une ville équilibrée. La mixité est une condition déterminante de dynamique et de développement harmonieux dans de nombreux domaine : éducation, vie commerciale, culture...

-Nous ferons en sorte que coexistent des logements sociaux, très sociaux, intermédiaires, en accession à la propriété et locatif privé permettant de développer la mixité sociale à Gentilly dans chaque quartier, ou dans chaque immeuble dans le cas de nouvelles constructions importantes.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :